Championnat de France de Tennis « Grandes Ecoles », entre excellence et convivialité (2-2)

Organisé à Seyssins les 28 et 29 mars 2012, le championnat de France de Tennis « Grandes Ecoles » existe depuis 1996. Retour sur ce qui fait la spécificité de cet événement.

L'équipe de l'INSA Lyon

Un niveau en hausse
Après plus de quinze ans d’existence, comment le championnat a-t-il évolué ? Fabien Stange, responsable de l’Ecole de Tennis des Universités de Grenoble constate « l’absence des très grandes écoles qui étaient présentes auparavant (Polytechnique par exemple) tandis que de nouvelles écoles apparaissent comme les ESC, les IEP. » Comment l’expliquer ? « Parfois par l’absence de professeurs d’EPS qui gèrent le projet. De plus, la participation au championnat suppose un classement qui nécessite un fort investissement. » Depuis plusieurs années, Alain Bertrand, professeur d’EPS à l’université de Clermont Ferrand et membre de la commission mixte nationale de Tennis, remarque que, d’une fois sur l’autre, les établissements qui se retrouvent en haut de classement lors du championnat restent plus ou moins les mêmes, « ceux qui ont une véritable culture du sport : INSA Lyon, INP Grenoble, … ». En parallèle, le niveau de la compétition a considérablement augmenté. « Je ne m’attendais pas à voir un tel niveau », s’étonne Chourouk Mounir, chargée du marché des jeunes à la BNP Paribas, partenaire de l’événement. Un constat corroboré par Emmanuelle Cor, élève à Grenoble INP depuis près de sept ans et donc habituée de la compétition : « Le niveau est de plus en plus élevé ».

 

Une compétition mixte et collective
Premier facteur différenciant de ce championnat -en comparaison avec d’autres compétitions sportives universitaires- : la mixité qui, comme le dit poétiquement Alain Bertrand, «
ajoute quelque chose » à l’événement, et qui, pourtant, demeure rare dans les rencontres sportives universitaires. Fabien Stange rappelle que le championnat de France de Tennis « Grandes Écoles » représente «quasiment la seule compétition universitaire où des femmes jouent avec des hommes pour un résultat commun ».
Deuxième spécificité du championnat, justement, le fait de jouer en commun, avec notamment un match en double. Les avantages ? Tout d’abord, une meilleure ambiance que « sur les compétitions individuelles où c’est très compétitif », souligne Emmanuelle Cor. Ensuite, l’effet de surprise davantage présent lors des doubles que des simples, remarque Valentin Cheillon, élève à Grenoble INP. Et enfin la force du groupe. « Dans les sports collectifs il y a toujours un coach alors que nous, habituellement, pendant les tournois, nous sommes seuls, dans notre bulle. C’est pour cela que ça fait du bien de jouer en équipe », témoigne Antoine Micouin, étudiant à Dauphine.

 

Alors, pourquoi participer ?
Étudiants passionnés de tennis, voici quatre bonnes raisons de prendre part à ce championnat en 2013…

1. Vous confronter à des joueurs de même niveau. « Il y a une grosse demande des grandes écoles pour des épreuves spécifiques aux grandes écoles parce que c’est difficile pour elles de concurrencer
d’autres types de public comme les STAPS par exemple », explique Nadine Stamboulian, directrice régionale du CRSport U Grenoble. Et Alain Bertrand de compléter : « Dans les écoles il y a un véritable intérêt pour le sport de compétition, elles ont une culture du sport donc il y a une vraie nécessité dans chaque discipline d’avoir un championnat pour les écoles et un pour les universités. »

2. Profiter d’une ambiance détendue. « L’ambiance est plutôt tranquille. C’est ça que j’aime bien en compétition universitaire. Il n’y a personne qui se prend vraiment la tête et s’il y en a un il se fait vite remarquer», constate Laura Rocchi, joueuse de haut niveau pour Dauphine.

3. Échanger avec d’autres étudiants. « Je pense que le sport universitaire a cela d’extraordinaire -et c’est ce qui manque ailleurs-, que c’est avant tout une rencontre. L’intérêt des championnats de France sur deux ou trois jours c’est qu’il se créé des rencontres, des échanges, qui vont au-delà du sport. Cela dépasse un peu l’idée que « je vais faire mon match puis je m’en vais » », se félicite Jean-Marie Cicut, directeur du service des sports de Grenoble INP.

4. Participer à un événement prestigieux. « Cela nous permet de nous valoriser dans notre sport : c’est toujours sympa de dire qu’on a participé aux championnats de France », se réjouit Jérémy Le Gouill, remplaçant pour l’équipe de Grenoble INP. « C’est une compétition qu’on prend très au sérieux parce que comme dirait mon capitaine, elle nous permet d’avoir une vitrine pour Grenoble INP ». Le coach en question, Fabien Stange, approuve : « Sur un plan sportif c’est toujours intéressant pour les étudiants de disputer un championnat de France parce que c’est une épreuve prestigieuse et unique dans une carrière. »

 

Retrouvez la 1ère partie de l’article ici : http://journaldesgrandesecoles.com/championnat-de-france-de-tennis-%C2%AB%C2%A0grandes-ecoles%C2%A0%C2%BB-excellence-et-convivialite-12/

Claire Bouleau
Twitter @ClaireBouleau

 

 

Championnat de France de Tennis « Grandes Ecoles », entre excellence et convivialité 1-2

Organisé à Seyssins les 28 et 29 mars 2012, le championnat de France de Tennis « Grandes Ecoles » existe depuis 1996. Retour sur ce qui fait la spécificité de cet événement.

Un niveau en hausse

Après plus de quinze ans d’existence, comment le championnat a-t-il évolué ? Fabien Stange, responsable de l’Ecole de Tennis des Universités de Grenoble constate « l’absence des très grandes écoles qui étaient présentes auparavant (Polytechnique par exemple) tandis que de nouvelles écoles apparaissent comme les ESC, les IEP. » Comment l’expliquer ? « Parfois par l’absence de professeurs d’EPS qui gèrent le projet. De plus, la participation au championnat suppose un classement qui nécessite un fort investissement. » Depuis plusieurs années, Alain Bertrand, professeur d’EPS à l’université de Clermont Ferrand et membre de la commission mixte nationale de Tennis, remarque que, d’une fois sur l’autre, les établissements qui se retrouvent en haut de classement lors du championnat restent plus ou moins les mêmes, « ceux qui ont une véritable culture du sport : INSA Lyon, INP Grenoble, … ». En parallèle, le niveau de la compétition a considérablement augmenté. « Je ne m’attendais pas à voir un tel niveau », s’étonne Chourouk Mounir, chargée du marché des jeunes à la BNP Paribas, partenaire de l’événement. Un constat corroboré par Emmanuelle Cor, élève à Grenoble INP depuis près de sept ans et donc habituée de la compétition : « Le niveau est de plus en plus élevé ».

Une compétition mixte et collective

Premier facteur différenciant de ce championnat en comparaison avec d’autres compétitions sportives universitaires : la mixité qui, comme le dit poétiquement Alain Bertrand, « ajoute quelque chose » à l’événement, et qui s’avère cependant rare dans les rencontres sportives universitaires. Fabien Stange rappelle que le championnat de France de Tennis « Grandes Ecoles » représente « quasiment la seule compétition universitaire où des femmes jouent avec des hommes pour un résultat commun ».
Deuxième spécificité du championnat, justement, le fait de jouer en commun, avec notamment un match en double. Les avantages ? Tout d’abord, une meilleure ambiance que « sur les compétitions individuelles où c’est très compétitif », souligne Emmanuelle Cor. Ensuite, l’effet de surprise davantage présent lors des doubles que des simples, remarque Valentin Cheillon, élève à l’INP. Et enfin la force du groupe. « Dans les sports collectifs il y a toujours un coach alors que nous, habituellement, pendant les tournois, nous sommes seuls, dans notre bulle. C’est pour cela que ça fait du bien de jouer en équipe », témoigne Antoine Micouin, étudiant à Dauphine.

Alors, pourquoi participer ?

Etudiants passionnés de tennis, voici quatre bonnes raisons de prendre part à ce championnat en 2013…

1. Vous confronter à des joueurs de même niveau. « Il y a une grosse demande des grandes écoles pour des épreuves spécifiques aux grandes écoles parce que c’est difficile pour elles de concurrencer d’autres types de public comme les STAPS par exemple », explique Nadine Stamboulian, directrice régionale du CRSport U Grenoble. Et Alain Bertrand de compléter : « Dans les écoles il y a un véritable intérêt pour le sport de compétition, elles ont une culture du sport donc il y a une vraie nécessité dans chaque discipline d’avoir un championnat pour les écoles et un pour les universités. »

2. Profiter d’une ambiance détendue. « L’ambiance est plutôt tranquille. C’est ça que j’aime bien en compétition universitaire. Il n’y a personne qui se prend vraiment la tête et s’il y en a un il se fait vite remarquer », constate Laura Rocchi, joueuse de haut niveau pour Dauphine.

3. Echanger avec d’autres étudiants. « Je pense que le sport universitaire a cela d’extraordinaire -et c’est ce qui manque ailleurs-, que c’est avant tout une rencontre. L’intérêt des championnats de France sur deux ou trois jours c’est qu’il se créé des rencontres, des échanges, qui vont au-delà du sport. Cela dépasse un peu l’idée que « je vais faire mon match puis je m’en vais » », se félicite Jean-Marie Cicut, directeur du service des sports de Grenoble INP.

4. Participer à un événement prestigieux. « Cela nous permet de nous valoriser dans notre sport : c’est toujours sympa de dire qu’on a participé aux championnats de France », se réjouit Jérémy Le Gouill, remplaçant pour l’équipe de Grenoble INP. « C’est une compétition qu’on prend très au sérieux parce que comme dirait mon capitaine, elle nous permet d’avoir une vitrine pour Grenoble INP ». Le coach en question, Fabien Stange, approuve : « Sur un plan sportif c’est toujours intéressant pour les étudiants de disputer un championnat de France parce que c’est une épreuve prestigieuse et unique dans une carrière. »